Rebondir après 45 ans

Rebondir après 45 ans
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Mots clés : seniors, rebondir, réorientation, oser son potentiel

« En un an, le nombre de seniors sans emploi a augmenté de près de 12%… ». Les statistiques sont souvent affligeantes lorsque l’on parle de l’emploi des « seniors » et il y a de quoi désespérer ! Comme une sorte de fatalité, l’âge vient plomber l’énergie de ceux qui pourraient souhaiter ou qui sont obligés d’envisager un changement professionnel. Dans le même temps l’environnement leur renvoie souvent de façon implicite un message pernicieux : « Désolé chère madame, cher monsieur, vous avez dépassé la date de péremption : trop vieux pour changer de service, trop vieux pour rester dans l’entreprise, trop vieux pour être recruté, trop vieux pour changer de métier, trop vieux pour accéder à une formation, trop vieux pour être reçu à un entretien, TROP VIEUX ! »

Et vous voilà déconfit, prêt à vous laisser glisser sur la pente fatale du chômage longue durée ou toute autre solution de facilité, de confort ou de désespoir…

RebondirPourtant, en y réfléchissant, il y a de vraies possibilités de rebondir. Les seniors ont encore à apporter aux organisations et plus largement, ils ont des atouts et même des trésors à partager. Et ils ont, de toute façon, une vie à vivre, et tant qu’à faire, à vivre vraiment !

Tout d’abord, un petit tour du côté des cinq atouts des seniors, ce qui fait que non seulement ils ne sont pas inutiles, mais qu’au contraire ils ont un potentiel extraordinaire à développer, pour peu qu’ils s’engagent dans un projet de vie en phase avec leurs valeurs, leurs forces et leurs motivations profondes.

Ils ont de l’expérience.

Et bien oui ! L’expérience a de la valeur, non seulement en termes techniques, mais aussi en matière de relations humaines, de recul par rapport aux contraintes et à l’agitation ambiante. Prise d’initiative et de responsabilité, capacité à gérer un projet, tenir un cap et des objectifs, apprendre et transmettre, animer, négocier, prendre position, créer, partager, tout cela, certes parfois avec quelques égratignures, la vie professionnelle le leur a enseigné.

Ils ont probablement acquis de la maturité

Cette maturité peut se traduire surtout par une attitude plus facilement tolérante et capable d’envisager avec calme plusieurs perspectives, plusieurs points de vue, de garder une certaine distance par rapport à leurs émotions et à leur cadre de référence.

Ils ont conscience que le temps passe.

Il y a un âge où l’expression « un jour, plus tard… » ne suffit plus à calmer l’inquiétude de passer à côté de l’essentiel, de laisser ses rêves tomber aux oubliettes, de vivre en deçà de son potentiel. Souvent, cette conscience plus aigüe de l’éphémère donne à leur motivation une intensité différente, plus vibrante.

Ils ont encore beaucoup d’énergie. Quoiqu’on en dise, on ne devient pas vieux à 45 ans, le corps et l’esprit sont encore capables d’apprendre, de se renforcer et d’apporter compétence, énergie et enthousiasme à leur environnement. Une hygiène de vie raisonnable, un peu d’exercice et l’épouvantail de la décrépitude s’éloigne…

Ils ont d’excellentes raisons de se remettre en question.

Au-delà de ce qu’apporte l’expérience humaine et la vie professionnelle, les seniors ont pour la plupart traversé la crise de milieu de vie au cours de laquelle sont remontées leurs « ombres », c’est-à-dire ce qui, selon Jung, sommeille en nous et que nous n’avons pas encore choisi d’exprimer. Pour peu qu’ils aient laissé ces mouvement profonds de la personnalité se produire et apporter leurs fruits, ils sont capables d’identifier ce qui est important pour eux. Si ce n’est pas fait, une remise en question professionnelle est une occasion parfaite pour faire ce bilan et s’orienter pour la suite.

Donc oui bien sûr, il est possible de rebondir après 45 ans, et non seulement rebondir, mais déployer enfin son vrai potentiel !

Pour autant, pour lutter contre la pression ambiante qui voudrait nous faire retrouver au plus vite une place définie et rassurante, il y a quelques pièges à éviter dans cette phase :

Se précipiter pour fuir le vide, les doutes, la blessure d’amour propre

Perdre son emploi et se retrouver sans projet se passe rarement sans douleur. Les tensions liées à la rupture elle-même, les différentes phases du deuil, chargées d’émotions inconfortables, la blessure d’amour propre due à la perte du statut et des repères, les inquiétudes de l’entourage et les jugements exprimés ou non, tendent naturellement à faire pression sur la personne, elle-même taraudée par le doute. Dans ces circonstances, il est tentant de se dépêcher, d’agir tout de suite pour éviter de faire face à ces inconforts, lesquels sont pourtant source d’informations précieuses…

Cesser de rêver

C’est l’écueil fatal du soi-disant réalisme, c’est l’abandon par forfait, se soumettre sans même livrer bataille. Car c’est un combat de se trouver soi-même et de créer l’espace et les circonstances pour manifester la plus haute idée qui nous anime. Cesser de rêver, c’est la première démission… Et retrouver, reconnecter ses rêves est la meilleure thérapie contre le désenchantement.

Être intransigeant sur la forme

Alors que les repères sont bouleversés, la tentation est forte de se poser à soi-même des contraintes de toutes sortes (tel job, tel salaire, tel secteur…) avec parfois l’impression que se fixer un objectif passe obligatoirement par la restriction des options. Certes, se focaliser est nécessaire, mais pas trop tôt, pas avant d’avoir exploré, ouvert le champ des possibles, envisagé d’autres perspectives, même improbables, même déconcertantes, même irréalistes. Là encore, la peur du vide peut nous conduire à nous enfermer.

Céder à la pression de l’environnement

Autre version de cette peur, l’environnement, les proches, tous ceux qui nous veulent du bien peuvent ne pas mesurer la valeur du questionnement, les bénéfices du doute, le précieux de l’irrésolu. Ils ont leur propre dynamique à gérer et la tentation est forte de vous presser d’agir, de vous vouloir positif et entreprenant, là où l’on sait qu’une la remise en question profonde demande de prendre du temps pour accueillir et traverser les inconforts plutôt que de les court-circuiter…

Alors, en définitive, rebondir d’accord, mais comment ?

JumpLe plus important est de se donner à soi-même l’occasion et le temps de se centrer et de choisir en conscience ce qui est essentiel. C’est cela qui doit devenir prioritaire si l’on veut bénéficier du maximum d’énergie pour accomplir ses projets, relancer une dynamique positive et déployer tout son potentiel d’être humain.

Pour cela, une chose est certaine, l’accompagnement est nécessaire. Cela peut être un accompagnement formalisé comme le bilan de compétence et ses variantes, avec le risque d’oublier de décoller et de rester dans le connu : ce que je sais faire.

Cela peut être un accompagnement plus personnalisé comme un coaching ou une des multiples approches psychothérapeutiques, non pas que l’on soit malade, mais plutôt que l’on cherche à entrer en contact avec soi-même en profondeur, dans ces espaces moins conscients qui recèlent des trésors et parfois quelques dragons et fantômes attendant d’être apprivoisés pour se mettre au service de nos talents…

Cela peut être le développement personnel au sens large, tout ce qui permet d’explorer dans des contextes à la fois protecteurs et stimulants les différentes facettes de notre personnalité, connaissance de soi, gestion des émotions, compétences relationnelles, créativité, etc. L’offre est multiple et le discernement nécessaire pour faire le tri entre les approximations « new age » et les approches validées.

À la frontière entre ces différents modes de découverte de soi, le dispositif « Oser son Potentiel » offre des garanties sérieuses, tant par son histoire (plus de vingt ans d’existence) que le professionnalisme et la transparence de son approche. En alliant les bénéfices du bilan de compétence, la valeur de la dynamique de groupe et de la créativité et la finesse de l’accompagnement individuel, ce parcours peut amener chacun à découvrir et manifester son plein potentiel.

Pour aller plus loin

Martin Mouchard

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