6 conseils pour bien gérer son licenciement

6 conseils pour bien gérer son licenciement
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Lors de votre entretien de fin d’année, vous avez compris que vous étiez menacé et qu’il allait falloir se préparer à une séparation ? Voici 6 conseils pour gérer au mieux cette période difficile, tirés de mon expérience de coach et de mon vécu personnel.

Il est tout d’abord important de réaliser que ce sont des moments très difficiles à vivre pour la grande majorité des personnes, comme peut-être pour vous : sentiment d’échec, souvent sentiment d’injustice, peur de l’avenir. A cela se rajoute une dimension culturelle très française : le licenciement vécu comme une déchéance et donc une honte. Donc, ce qui est essentiel c’est de prendre bien soin de vous et d’oser vous faire aider.

C’est l’esprit des conseils qui suivent.

1. Regarder ce licenciement comme une possible opportunité et commencer à se projeter dans le futur
Ce licenciement, mauvaise ou bonne nouvelle ? Faut voir…
En tant qu’être humain, nous n’aimons pas le changement et nous avons tendance à maintenir une situation même si elle est insatisfaisante. Ce licenciement va peut-être le petit coup de pouce du destin sur lequel vous allez rebondir pour transformer votre vie. C’est ce qui m’est arrivé et je connais une bonne dizaine de mes clients qui ont vécu quelque chose de comparable. Regardez dans la rubrique Ils ont osé la vidéo dans laquelle François Mazon explique comment son licenciement s’est révélé une opportunité formidable.

Se projeter dans l'avenirCommencez au plus vite à réfléchir à ce que vous pourriez faire pour mettre plus de passion dans votre vie, vous recentrer sur vos valeurs les plus essentielles et exercer un travail en adéquation avec le meilleur de vos talents, en un mot, vivre vraiment ! C’est un moyen d’ouvrir des perspectives alors que la situation peut vous paraitre très noire.

Vous ne pouvez pas mener cette réflexion seul : faites-vous accompagner au plus vite.

2. Faites le deuil de votre situation passée
Même si cela s’est détérioré sur la fin, vous avez probablement aimé votre job, l’entreprise que vous quittez ; vous y avez des amis ; vous êtes fier du parcours que vous avez accompli, des succès que vous avez obtenu … Il est normal que vous ressentiez beaucoup d’émotions :
– De la tristesse par rapport à ce qui s’est passé qui a entrainé votre licenciement, mais aussi pour tout ce que vous quittez et que vous n’allez pas retrouver
– De la colère par rapport à la manière dont vous êtes traité
– De la peur face aux incertitudes de l’avenir
Pour faire votre deuil, vous avez besoin d’exprimer toutes ces émotions, de vous sentir écouté, d’être consolé, d’être rassuré.
Ne vous isolez pas, parlez avec un maximum de personnes (votre famille, vos amis, les collègues que vous quittez…). Oubliez votre pudeur, votre éventuel sentiment de honte. Pour la plupart d’entre eux, ils seront heureux de parler avec vous et content que vous leur fassiez confiance.

3. Préparez la négociation
Mettez-vous dans la tête que ce n’est rien de plus qu’une négociation comme vous en avez probablement fait dans le passé : vous cherchez à recevoir le maximum d’argent, l’entreprise à en dépenser le moins. Cette négociation a besoin d’être préparée avec soin : quels sont vos droits, qu’est-ce que vous aimeriez obtenir, quel est le minimum en-dessous duquel vous ne voulez pas descendre ? Réfléchissez aux avantages que vous pourriez demander et qui seraient plus faciles pour l’entreprise à accorder que des indemnités : bilan de compétences, out-placement, formation, un contrat pour vous en tant que prestataire, clause de non-concurrence … Vous pouvez gagner beaucoup en étant souple et imaginatif.
A nouveau, faites-vous aider car cela vous permettra de prendre de la distance par rapport à la dimension émotionnelle et de mettre toute votre intelligence au service de la négociation.
2 types d’aides sont utiles :
L’appui de personnes en interne pour obtenir des indications sur les habitudes dans ce type de négociations et éventuellement explorer le terrain avec les responsables chargés du dossier. Peut-être même l’une d’elle accepterait de plaider votre cause pour arriver rapidement à une solution amiable ? Le truc : interrogez le plus de gens possible, vous ne savez pas à l’avance qui pourra vous aider
Un avocat : il vous confirmera les droits, vous donnera des indications précieuses sur ce que vous pouvez obtenir et vous aidera à trouver des arguments qui feront mouche. Vous devez vous poser la question d’annoncer ou pas à l’entreprise que l’avocat va participer à la négociation : dans certain cas, ça va faciliter la négociation ; dans d’autres ça peut braquer l’entreprise.

4. Prévoyez de vous donner du temps pour vous
Une fois la négociation conclue et avant de vous lancer dans la recherche d’un nouveau job ou d’une nouvelle activité, donnez-vous un temps conséquent pour vous avec 3 grands objectifs :
Vous reconstituer : vous en avez besoin après cette épreuve prend beaucoup d’énergie. Faites du sport, de la méditation, partez dans un lieu vivifiant ou inspirant.
Prendre du recul et analyser en quoi votre attitude ou vos comportements ont joué un rôle dans ce licenciement. C’est essentiel, sans culpabiliser, de comprendre vos erreurs : sinon, vous allez les répéter et elles produiront des conséquences similaires. Cette analyse vous permettra de décider ce que vous voulez changer.
Rêver votre vie future. Il s’agit d’un vrai travail de créativité : notez toutes les idées, même les plus saugrenues, qui surgissent à travers vos réflexions, vos lectures, vos rencontres… Rebondissez sur les idées pour en trouver d’autres. Ce travail ouvrira des perspectives nouvelles et vous permettra d’illustrer ce que serait pour vous vivre vraiment.

5. Construisez votre projet de vie
Boule de cristalAvant de déterminer votre projet professionnel et de démarrer concrètement votre recherche d’emploi, je vous propose de vous poser une question qui, à mon avis, est fondamentale surtout après un licenciement : qu’est-ce que j’ai envie de vivre maintenant ? qu’est-ce qui donnerait du sens à ma vie ?

C’est à partir de la réponse à cette question que vous pourrez déterminer ce que vous allez faire. Appuyez-vous sur les réflexions que je vous ai proposé de faire dans les phases précédentes et laissez faire votre intuition. Si vous avez du mal à trouver la réponse, je vous conseille de faire Oser son potentiel : c’est une méthode très efficace pour répondre à cette question.
Réinventer vote vie peut vous amener à :
– soit changer complètement de métier
– soit rester plus ou moins dans le même domaine mais avec un état d’esprit tout à fait différent.
L’important est que vous retrouviez de la motivation, de l’envie, de l’enthousiasme.

6. Enfin, lancez votre recherche d’emploi (ou création d’activité) de façon professionnelle
Une fois que vous avez pris le temps de faire les étapes précédentes, vous êtes prêt à vous lancer dans une recherche d’emploi professionnelle. La démarche à suivre est très classique :
– déterminez 2 ou 3 projets professionnels concrets et préparez les outils « marketing » qui vont avec
– testez-les avec votre réseau : c’est le meilleur moyen pour les préciser, les valider et les enrichir
– profitez de ces entretiens pour obtenir des noms de personnes que vous pouvez contacter pour avoir leur avis sur votre projet. C’est beaucoup plus efficace que de demander un job et surtout ça génère des opportunités

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2 réflexions au sujet de « 6 conseils pour bien gérer son licenciement »

  1. Olivier,
    Joli résumé et plein d’espoir et d’optimisme.
    Je valide que cette période de transition peut comporter des phases euphorisantes et pour les autres phases, il faut être persévérant car le projet de vie aide (c’est un ancien d’OED qui parle)
    Amitiés

    1. Jérôme,
      Merci de ton commentaire. Juste une précision par rapport au mot « euphorisant » que tu utilises car il peut sous-entendre qu’il s’agit d’un état excessif. Pour ma part, je n’ai jamais constaté chez mes clients d’euphorie excessive : simplement une grande joie d’être sorti d’une situation dans laquelle ils se sentaient bloqués. Cette joie est d’une grande aide : elle donne la force d’aller de l’avant, même quand on traverse une période difficile, et de rencontrer des gens pour préparer son avenir. Avoir un projet de vie permet de continuer à alimenter cette joie. Qu’en penses-tu à partir de ce que tu as vécu ?
      Olivier

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