Vous la génération Y, osez prendre le pouvoir

Vous la génération Y, osez prendre le pouvoir
0 votes, 0.00 note moyenne (0% score)

Génération YVous faites partie de ceux qu’on appelle la génération Y ou les millenials ?

On dit qu’il y a certaines valeurs qui sont essentielles pour beaucoup d’entre vous :

Le monde est votre territoire : vous vous sentez à l’étroit en France et vous avez envie d’aller à la rencontre du monde. Vous voulez faire et vivre des expériences, vous voulez de l’action et de la passion, vous avez envie de nouveaux horizons, de liberté.

Vous avez envie de donner du sens à votre vie alors que, le plus souvent, vous trouvez que votre job en manque cruellement. Vous avez le sentiment de passer à côté de l’essentiel, de perdre votre vie à la gagner. Et vous avez l’impression que, si vous ne bougez pas rapidement, la vie va vous passer sous le nez sans que vous en ayez profité. Vous rêvez d’autre chose, même si vous ne savez pas précisément de quoi. Vous voulez vous accomplir, servir, apporter aux autres, avoir un impact.Vous aimez fonctionner dans la transparence, la transversalité, l’agilité, l’ouverture, la fluidité, l’instantanéité, l’interconnexion.
Vous trouvez que le fonctionnement des entreprises en est très éloigné :

  • Le modèle qu’on vous propose est celui de la réussite alors que vous cherchez à vous accomplir
  • On vous dit comment faire les choses alors que vous voulez savoir pour quoi on les fait
  • On vous demande de maitriser, contrôler alors que vous avez envie de souplesse, de faire des essais, d’oser
  • Vous trouvez que vos chefs se réfugient derrière leur statut alors que vous aimeriez qu’ils soient des modèles, qu’ils vous montrent l’exemple

Vous avez des valeurs fortes, des aspirations élevées et vous y êtes sincèrement attachés. C’est ce que je constate chez mes clients et je trouve que c’est formidable.

Une conséquence : vous vous mettez beaucoup de pression et vous en mettez aux autres. Et cette pression rend les évolutions difficiles.

La pression que vous vous mettez :
Votre ambition par rapport à vos aspirations renforce en même temps vos doutes. Ces doutes sont de 2 types qui souvent se combinent :

  • « Je voudrais changer mais je ne sais pas vers quoi aller » ou bien « J’ai plein d’idée mais rien de concret ». En pratique, beaucoup d’entre vous savent ce qu’ils ne veulent pas mais pas vraiment ce qu’ils veulent. Difficile d’avancer si on ne sait pas vers quoi on veut aller !
  • « Je n’ose pas me lancer parce que je manque de confiance en moi, en mes capacités ». Ce doute sur soi est paralysant et du coup auto renforçant : le fait de se résigner renforce la croyance qu’on est nul.

La pression que vous mettez aux autres :
Vos aspirations mettent une pression forte à l’entreprise et à ses managers parce qu’elles sont pertinentes et correspondent à un idéal pour beaucoup de personnes : partir à l’aventure, avoir un travail qui a du sens, collaborer dans l’ouverture, la transparence, l’agilité… sont des rêves largement partagés quelque soit l’âge.

Mais changer les habitudes, transformer les modes de fonctionnement et de management est extrêmement compliqué. Cela demande des remises en cause que peu sont prêts à accepter d’autant plus que cela pourrait révéler leur incompétence.
La pression est d’autant plus forte que le système hiérarchique classique montre de plus en plus ses limites dans un monde qui change vite et d plus en plus imprévisible.
D’où la mauvaise réputation que vous avez aux yeux de certains : utopistes, insatisfaits chroniques, paresseux, narcissiques…

Une clé : osez prendre le pouvoir sur ce qui est à votre portée et agissez

En défendant vos valeurs, vous inspirez toutes les générations. En osant agir dans le sens de ces valeurs, vous faites rêver les autres. C’est en cela que vous avez un véritable pouvoir et que vous pouvez faire bouger les lignes.

Mais pour cela il faut agir concrètement sur votre environnement immédiat. C’est seulement ainsi que vous pouvez faire bouger les lignes.

L’utopie c’est de rêver transformer l’entreprise ou d’attendre pour agir que l’organisation et son management aient profondément changés. Ça n’a quasiment aucune chance de se produire.

Vous pouvez agir :

  • en osant remettre en cause les habitudes qui vous semblent absurdes et en proposant des idées, des expérimentations qui permettraient de faire autrement
  • en vous engageant à les mettre en œuvre et en mobilisant les bonnes volontés autour de leur réalisation
  • en montrant ce que la mise en œuvre de ces idées peut apporter, quel impact elles peuvent avoir sur les personnes, en quoi elles peuvent donner plus de sens à la mission de chacun
  • en acceptant à la fois les limites et les compétences de vos chefs et en coopérant avec eux

Ce qui compte c’est :

  • croire en votre pouvoir de transformer « le monde »
  • oser vous lancer en mobilisant les énergies autour d’un projet inspirant
  • construire pas à pas en vous confrontant à la réalité, en expérimentant, en tirant les leçons des erreurs et en réagissant avec agilité.

C’est ce qu’a réussi de façon incroyablement brillante Emmanuel Macron : autour de l’idée au fond assez basique de faire autrement de la politique, il a réussi, au-delà probablement de toute espérance, à mobiliser un grand nombre de bonnes volontés de tout bord puis une large majorité d’électeurs. En moins d’un an, il a transformé le paysage politique français.

Vous pouvez faire la même chose mais sur des sujets sur lesquels vous pouvez avoir de l’influence.

Prenons un exemple concret qui concerne en particulier les femmes avec des enfants : aujourd’hui, dans nombre d’entreprises, les horaires de travail sont absolument ridicules et peu osent contester ces habitudes. En la matière, la France est une exception. En sortir est uniquement une question d’organisation. J’encourage toutes les jeunes femmes qui ont des enfants à remettre en cause ces habitudes et à poser des limites dans leurs horaires pour rendre compatible leur vie professionnelle et personnelle. Ce peut être par exemple de demander à pouvoir partir, sauf exception, à 18h. Ou bien de travailler à temps partiel. L’expérience m’a montré que quand la demande est faite avec assertivité et dans un esprit constructif, elle aboutit dans la majorité des cas. En faisant cela, ces femmes ont ouvert une possibilité qui n’existait pas, elles ont fait évoluer les mentalités et contribué à démontrer que qualité de vie au travail et efficacité sont compatibles.

En lançant des actions de ce type, vous pouvez très concrètement transformer le monde autour de vous. En les multipliant, en entrainant d’autres jeunes avec vous, le petit filet d’eau peut devenir un courant puissant et bénéfique pour les gens qui travaillent autour de vous et votre entreprise.

Si vous agissez en accord avec vos valeurs et que vous portez sur les autres un regard constructif, vous ferez, quoiqu’il arrive, avancer les choses dans le bon sens.

Soyez sociables, partagez !

Une réflexion au sujet de « Vous la génération Y, osez prendre le pouvoir »

  1. Bonjour Marie.
    Merci pour votre commentaire. Je n’ai évoqué le temps partiel que comme une possibilité et, bien sûr, négocié de telle manière que ce ne soit pas un handicap ni dans le job qu’on exerce, ni pour son évolution. Je suis d’accord que ce que vous dites correspond à une réalité très fréquente. Mais je pense que les choses sont en train de changer, évidemment pas partout et lentement. Je pense votre génération a le pouvoir de faire évoluer les choses à la fois parce que vos priorités ont évolué et que les entreprises se sentent obligées d’en tenir compte.
    Un exemple: dans un interview au Figaro d’aujourd’hui, Marie-Françoise Damesin, DRH du groupe Renault et de l’Alliance Renault-Nissan, dit : « Les jeunes de la génération Y ont beaucoup d’attentes vis à vis du monde du travail mais ils sont aussi de formidables challengers de nos pratiques… Le DRH doit prendre en compte leurs attentes qui sont de plus en plus individuelles… Les salariés se comporteront demain comme les clients qui veulent customiser leur véhicule. Ils voudront personnaliser leurs parcours professionnel, du sur-mesure.  »
    Bien sûr, tout le monde n’est pas en position de faire de telles négociations. Ce que je dis, c’est que plus il y aura de personnes qui agissent, plus les mentalités et les règles évolueront Et ça peut aller vite.

    Et pour la petite histoire, je connais 2 hommes qui ont fait le choix du temps partiel … Ils n’ont pas fait une grande carrière mais ils vivent bien.
    A bientôt. Olivier

Répondre à Olivier Loustalan Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title="" rel=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>